Le Fléau nordique: Le Chaos

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 Extrait Liber Malefic.

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Zangdharr
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Feuille de personnage
Dieu(x) Vénéré(s): Khorne d'abord, les autres ensuite...

MessageSujet: Extrait Liber Malefic.   Dim 10 Mar 2013, 21:43

J'ais décidé de regrouper dans ce sujet les extrait du Liber Malefic que j'avais sous la main. On est un forum de chaotique et on a pas de sujet pour regrouper tout ça, c'était dommage... Enfin maintenant que j'y pense j’espère que les sordide affaire de copyright n'ont rien a voir la dedans... En plus j'ais tout trouvé sur le net.

Je pense aussi bientôt mettre l'histoire des deux frères qu'on suit dans slaves to the darkness mais je vais déjà voir si se sujet là va pas se faire sucrer par la mauldredation...

Les deux derniers étaient dans l'ancien LA démon et tout les autres viennent de slaves to the darkness. J'adore l'ambiance qui se dégage de ces mini histoires. Si vous en avez d'autre sous la main n'hésitez pas à les poster pour compléter la liste :thumb: .

Bonne lecture.





LA FORTERESSE DES MARCHES

Là-bas, sur les étendues de Slaanesh, était une Forteresse de capricieux et de
maniérés. C’était une construction déplaisante, entachée par la guerre et la
victoire. Ses tours, plus hautes que n’importe quel palace, griffaient le ciel. Ses
portes possédaient des mâchoires qui pouvaient avaler ou vomir des armées
entières. Ses murs étaient bâtis d'une pierre noire, zébrée de couleurs contre
nature et veinée de limon et de mortier pourri. Ici, dans les Marches de Slaanesh,
était la Forteresse, signe de souveraineté, haïe et maudite par les adorateurs aux
mains sanglantes de Khorne.

Devant les portes de la Forteresse s’entendait une forêt de mort. Des murs
jusqu'à l’horizon s’étendait les restes d’une bataille : des cadavres, des épées
rouillées et des armures des guerriers tombées, des étendards de Slaanesh et de
Khorne, tous abandonnées et oubliées depuis des siècles.

Les tombes des disparus devinrent un riche humus, enchevêtrées sous les arbres
d’une forêt sombre. Percés par les racines, les cadavres remuaient encore et
chaque branche portait un crâne, piqué de rouille, dégoûtant comme un fruit
macabre et cruel. Seuls les rires, terribles et incessants, des fantômes troublaient
le silence. Leurs mâchoires décharnées claquaient dans l’air avec, comme seule
réponse, les craquements des pâles d’un moulin à vent et la chute de ses pierres.
Dans l’ombre du château tournait un moulin à vent dont les pâles agitaient l’air.
La brise impure soulevaient les bannières des morts. A l’intérieur, deux pierres
sinistres écrasaient et moulaient. Entre ces pierres, réduits en poussière, se
trouvaient les corps des guerriers tombés, écrasés en un riche mortier de sang et
d’os, de tendons et de cerveaux. Ainsi la Forteresse se maintenait et se
renforçait, ses murs marqués par le pouvoir de la mortalité. Ainsi était le
paysage avant la moisson.

Et dans les immenses halls du château, des Démons exaltés festoyaient et
rompaient le pain, dans une parodie volontaire des civilités humaines. Ce fut tout
ce que je pus voir en un instant, car après ma vision fut balayée au loin…





LA CITE INEVITABLE

La Cité était construite de sombre folie et elle s'étendait à travers les terres pour
m'emplir de peur, car le chemin sur lequel je marchais m'amènerait à ses portes.
La carrière d'où étaient tirées ses pierres était la nuit et tous ses détails, tous ses
ornements, glorifiaient la démence. Aucune pluie ne pourrait nettoyer cet endroit
de la poussière du mal et aucun vent n'en pourrait vivifier l'air corrompu. La
folie avait servi d'architecte, d'ingénieur, de maître aux maçons de la Cité et elle
avait guidé leurs niveaux et leurs fils à plomb.

Je détournais mes pas vers l'horizon lointain et, à nouveau, la Cité était devant
moi. Une fois de plus, je tournais, et encore, puis une autre fois encore. Avec
chaque destination nouvellement choisie, je m'approchais encore des portes de la
Cité et ses tours et ses murs m'apparaissaient plus hauts. Les portes fatidiques
étaient la fin de toutes routes et le désespoir saisissait mon cœur.

Alors que je faisais une pause pour chercher un échappatoire, je vis que je
n'étais pas seul sur ce chemin hideux et inévitable. Entre moi et la Cité, se tenait
un homme, la tête courbée, les yeux baissés, perdu dans une profonde
contemplation. Comme je le regardais, il se tourna vers la Cité. Son pas était
ferme, mais il ne s'approchait plus des portes et je le regardais passer à coté de
moi, et s'éloigner encore des portes jusqu'à ce qu'il s'évanouît dans les
brouillards lointains.

Ainsi, il était possible d'éviter la Cité et sa troublante noirceur et je me résolus,
contre toute raison, à marcher vers la Cité. Quand je le fis, la Cité ne
s'agrandissait plus et, bientôt, se perdit dans le lointain.




LE CHATEAU DERIVANT

Le ciel devenait plus sombre que la plus ténébreuse des tempêtes, tandis qu’un
vent froid cinglait la terre. Il ne pleuvait pas, mais la poussière, des feuilles
jaunies et des lambeaux de drapeaux tourbillonnaient.

Même si le ciel n’était pas à l’orage, le château que je vis alors ne pouvait être
trouvé nul part sur la terre des hommes. J’ai souvent eu la vision de nuages
ressemblant à des poissons, des arbres ou des montagnes. Et là, devant moi, la
faiblesse de quelques pouvoirs sans nom lui avait donné l’apparence d’un nuage.
C’était une île déchirée du monde humain, dérivant dans la brume, à la fois
solide et évanescente. De tout ce qu’il m’a été donné de voir, cette vision fut la
plus étrange de toute.

Le château était aussi vide qu’une ruine. Comme un animal empaillé et mis sous
verre, il avait été conservé par une fantaisie du Chaos. Flottant et traînant dans
le vent, tout était désolé et vide. Ses tours n’avaient plus connu le pas des
hommes depuis longtemps, ses halls n’arboraient plus de nobles bannières, ses
portes ne faisaient plus entrer de voyageurs, plus aucune sentinelle ne montait la
garde, aucun porteur n’attendait derrière les portes closes. Les seuls visiteurs de
ce lieu étaient les oiseaux de charogne, postés au-dessus du portail malsain, qui
n’avaient qu’une hâte, celle de pouvoir remplir leur rôle d’hôte…

L’ombre du château me passa dessus, et je ne pus en voir plus.




LA VALLEE DES CREATURES

Calme et paisible, le Royaume de Slaanesh respirait le vice et la douceur de
la corruption. Son silence n’était pas celui de la tombe, ni celui du repos
après le labeur, ni celui du calme après la tempête. C’était l’immobilité du
mal pernicieux, tapi dans l’ombre avant de s’abattre ; c’était le silence
avant le gémissement, ou le cri, de douleur et de plaisir. Et dans ce terrible
silence, les jappements des démons de Slaanesh se trouvaient amortis et
étouffés. L’incessant ballet de masques et d’anti-masques célébrant plaisirs
interdits et souffrances atroces était réduit à des murmures feutrés de
décadence et de dépravation.

Alors que je flottais au-dessus du Royaume extérieur de Slaanesh, mes yeux
étaient engourdis par sa douce pâleur et mes oreilles par son silence
entêtant. J’ai commencé à croire que n’importe activité serait digne
d’intérêt du moment qu’elle romprait la monotonie insipide du silence. Je
fus tiré de mon amollissement par un bruit affreux, porté par l’écoeurante
brise parfumée.

Arraché aux rochers, le bourdonnement était semblable au bruit de
centaines d’essaims d’abeilles furieuses. Devant mes yeux, le terrain luimême
se soulevait et pulsait, crachant des créatures difformes, geignantes
et vomissantes. Grossiers et hideux, les monstres gigotaient et se tortillaient
du plaisir de leur naissance, puis se retournaient les uns contre les autres à
la recherche de plus de perversion. Quand l’un d’eux tombait, exténué par
ses efforts repoussants, les autres gloussaient et riaient de son sort. Le
cadavre s’enlisait lentement dans la glaise de ce val fétide, permettant à
une nouvelle bête d’être modelée.

Comme j’assistais à la décadence qui régnait sur la terre de Slaanesh, les
créatures m’aperçurent. Au moment où leurs yeux se posaient sur moi, je
me retournai et je m’enfuis, les démons de Slaanesh sur mes talons…






L’ESCALIER DU BASTION

… Dès lors, je tombais, à travers des nuages de chair et des nuées sanguines qui
tourbillonnaient à la surface d’une terre sombre, ravagée, tourmentée. Les hurlements
de bêtes énormes, meuglant leur peur et leur désespoir, frappèrent mes oreilles. Et je
continuais à tomber, emporté par des vents fétides, vers un mur ou une falaise carmin
et anthracite. Son sommet se perdait dans les nuages, loin au-dessus, ses pieds étaient
ceints de rochers et de crânes ; ils m’apparaissaient tels des grains de sable, qu’il
faisait rouler en tas devant lui dans son inexorable progression. Le mur, car c’en était
bien un, s’étendait inaltéré dans son exécrable perfection, d’un horizon à l’autre.

La peur m’étreignit, car c’était le Royaume extérieur de Khorne, le Dieu du Sang et ce
mur son Bastion, la Forteresse fermant ses Terres intérieures. Il me sembla à cet
instant que la puanteur de la Mort interrompit ma chute pour me faire voler plus avant,
vers d’autres visions de cet immense coin de Chaos.
C’est alors qu’en avant, j’aperçus un Escalier, surmonté de pinacles, de colonnes et
d’arcs de sang et d’os sculptés, gardé par des démons emprisonnés dans des marches
de fer sombre et d’airain ou dans de hideuses bouches glapissantes. Tout ce qui pouvait
parler ou piailler vomissait les prières de Khorne et tonitruait des chants de Sang et de Mort.

L’Escalier, ses marches conçues pour n’être jamais arpentées par des pieds
mortels, grimpait à des hauteurs vertigineuses et s'arrêtait régulièrement devant des
runes impies et des pierres à sacrifices souillées. Tressés dans la matière même de ce
Bastion envahi de démons, figuraient des paliers plus exigus, chacun assez vaste pour
contenir un des nobles et imposants palais de notre petit Monde. L’Escalier se vrilla et
ondula sur lui-même, ses démons gloussant leur jubilation insane à la vue de son
atroce géométrie. Il montait toujours plus haut vers les nuages d’ichor qui tournoyaient
en altitude.

Durant toute ma vision, je ne vis aucun être vivant, homme ou bête.
Je volais à travers les portes de bronze et je gravissais d’incalculables volées de
marches,, mon âme pétrifiée par les démons qui tentaient de me mordre les talons.

Alors je les vis, comme je m’élevais au-dessus de cet endroit, ils s’étalaient devant mes
yeux et au-delà du Bastion les Champs et Prairies de Khorne. Ils étaient imprégnés de
sang, souillés d’âmes, jalonnés de cadavres alignés en d’innombrables rangs, fouettés
sur leur pieu, en une parodie grotesque de plants de haricots. Mille milliers de démons
cavalaient entre leurs cultures de bourgeons morts et immortels, irriguées par des
aqueducs remplis de sang et des canaux. Les démons exécutaient marches et
contremarches pour accomplir leur besogne, s’arrêtant çà pour arroser les fruits
sacrilèges, là pour épandre du fumier. Et le goût du sang, la puanteur de l’abattoir, le
bruit du sang giclant d’indénombrables gorges surprises ou réticentes saturaient l’air.

Et tout alentour était rouge sous le ciel orichalque de ce Royaume intérieur…






L’ARBRE AUX AMES

J’arpentais les Prairies de Khorne, sous un ciel de bronze. Partout aux alentours, des
champs de fleurs noires, chaque plant était une ombre piégée par la mort, chaque fleur
un visage déformé, chaque feuille un minuscule crâne, chaque tige un pédoncule d’os
fins. Des mouches piquetées de cramoisi s’abreuvaient au nectar sanglant de ces
champs corrompus et l’atmosphère était lourde d’une puanteur de désespoir. Les fleurs
morbides hochèrent la tête à mon passage et chuchotèrent entre elles. À mes pieds, des
vers carmins et des asticots se gorgeaient du sang et de l’âme de ceux tombés devant
Khorne. Dans le lointain, les cris des démons qui cavalaient et dansaient au milieu de
leurs plates-bandes et jardins de sang, atteignaient mes oreilles, portés à travers cette
sombre prairie par une brise adoucie par des effluves de chair pourrissante.
C’est alors que j’arrivais au pied de l’arbre des Ombres damnées.

Il y a longtemps, lorsque les frimas sévissaient sur cette terre sanglante, des âmes
conscientes avaient été pendues à ses branches et d'autres avaient été enterrées entre
ses racines. Torturées par la douleur et la haine d’elles-mêmes, perverties par leur
loyauté au Chaos, les ombres avaient scellé un pacte de sang et telle était leur
récompense. Depuis chaque branche et chaque rameau, ces mêmes ombres, maintenant
condamnées pour l’éternité et dans un désespoir piteux, piaillaient des regrets, des
peurs et des promesses de reconnaissance. Sauf une dont je croisais l’œil défiant. Je
m’arrêtai et soutins ce regard un moment. L’arbre parla. Sa voix était celle du bois qui
grince et qui se fend, comme si un millier de haches frappait à son cœur.

« Par ma foi brisée et les promesses trahies, un mortel, ici. Pour tous ces mortels qui
ont goûté mes fruits et bu de mes douces fleurs, je goûterai son nectar, je boirai de son
sang. Car une fois que mes racines dévoreront sa chair, il sera mien, et ce qui était sien
sera mien. Un corps… Un corps… Je serai libéré de cette prison. Ma fidélité véritable
et limpide, je tuerai au nom de Khorne. Du sang au-delà de toute mesure je lui
donnerai. Oh, être libre de cette carcasse de bois, que je puisse derechef marcher au
rythme de mon coeur… »

L’arbre fouetta ses branches dans ma direction et je pris la fuite, car mon destin n’était
pas de rejoindre ces hideuses âmes enfermées…







La Cité Inévitable

La ville a été construite par une sombre folie. Elle s'est étendue à travers la terre pour me mener avec crainte sur le chemin qui m'amènerais à son portail. Les pierres la constituant avaient été extraites pendant la nuit et dans chaque détail on retrouvait une allusion à la cruauté du Chaos. L'éternité avait servi d'architecte, d'ingénieur et de maître aux maçons de la ville, et avait guidé tous leurs niveaux et fils à plomb.

J'ai tourné mes pieds vers l'horizon lointain, et la ville était toujours devant moi. Une fois de plus j'ai tourné, et encore la même chose. Je n'ai plus alors eu le choix de m'approcher des portes de ville, et ses tours et murs m'ont paru indistinctement plus haut. Les portes étaient la fin de chaque route, et le désespoir a rongé mon cœur.
Pendant que je faisais une pause pour chercher un nouveau moyen de m'échapper, j'ai vu que je n'étais pas seul sur ce chemin inévitable et affreux. Entre moi et la ville se tenait un homme, sa tête baissée et ses yeux démoralisés, perdu dans une certaine contemplation profonde. Pendant que je l'observais il s'est tourné vers la ville. Ses pas étaient fermes, mais il n'est pas allé tout près de la porte. Je l'ai observé pendant qu'il me passait à côté et s'en allait loin des portes jusqu'à ce qu'il ait disparu dans les brumes lointaines. Ainsi il était possible d'éviter la ville et son obscurité, et j'ai résolu pour marcher, contre toute attente et contre la raison, vers la ville. Et lorsque j'ai fait cela, la ville s'est mise à rétrécir, puis disparut...






Le Jardin de la Pourriture

A une distance moyenne de moi j'ai vu une grande forteresse, à moitié-cachée par le miasme de pourriture que dégageait sa structure même. Putréfiés et moisis étaient ses bois de construction, et son toit était épais et infesté de toute sorte de nuisibles imaginables. Le poison coulait des murs de cette demeure révoltante, polluant tout. Pourtant, en dépit de son état de pourriture, j'ai ressenti une attirance envers ce bastion. Je savais qu'il était là depuis des temps immémoriaux, et qu'il resterait là jusqu'à la fin des temps.

Avant la forteresse se trouve une forêt de mort. Les cadavres, rendus épais par la pourriture, s'étendent à perte de vue jusqu'à ce que mes yeux soient sec à force de regarder. Ici la mort s'alimente des morts. C'était le jardin du chaos. De viles créatures nichent parmi les os des morts, les rongeant et remplissant l'air de petits cris maladifs de joie.
Ici les sombres arbres sont pétrifié, leurs formes indescriptibles et leur essence corrompue. Les tombes de tombés sont devenues une terre grasse et riche, dont se nourrissent les arbres de cette forêt. Percés par les racines d'arbre, les morts se réveillaient, revenant à la vie une nouvelle fois, et chaque branche porte un crâne moisi et lourd qu'elle perce.

Dans cet endroit j'ai entrevu le destin de l'humanité. Et j'ai pleuré pour l'avenir...
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